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Laurent Barcelo

Laurent Barcelo

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Mondialisation: processus, acteurs, débats

Mondialisation et interdépendances,

processus, acteurs, débats.

 

 

Problématiques : Qu’est-ce que la mondialisation? Quelles sont les caractéristiques géographiques de la mondialisation et quel rôle joue t-elle dans l’organisation de l’espace mondial ? Quels en sont les acteurs ? Existe-t-il des freins à la mondialisation ?

 

Notions : Mondialisation, globalisation, Triade, Centre d'impulsion, Inégalités, développement, centre/ périphérie, interdépendance, FTN, réseau, économie de marché, développement durable, altermondialisme, aire de civilisation, concurrence universelle.

 

Qu’est-ce que la mondialisation ?

 

La mondialisation (globalization pour les anglo-saxons) est le processus d'ouverture des économies nationales sur un marché devenu planétaire. La mondialisation est favorisée par la libéralisation des échanges, la déréglementation,, la fluidité des mouvements financiers, le développement des moyens de transport, de télécommunication. Ainsi, les hommes, les marchandises et les flux immatériels (information, capitaux…) circulent de plus en plus rapidement, intensément et profondément entre les régions du monde.

 

Le terme mondialisation désigne donc le développement de liens d'interdépendance entre les hommes, les activités humaines et les systèmes politiques à l'échelle du monde. La mondialisation est le résultat de divers facteurs (évolution historique lointaine et récente, diffusion du modèle libéral, révolution des transports et des technologies d’information et de communication qui permettent l’accroissement des flux).

 

La prise de conscience collective du phénomène est relativement récente. Césure : formulation de l’expression « village planétaire »(Global Village) par le sociologue Herbert Marshall McLuhan (1911 - 1980) (The Medium is the Message) pour qualifier les effets de la mondialisation, des médias et des.NTIC. Il en définit aussi les errances : disparition des particularismes et des différentes cultures au profit d’une seule culture, uniformisée.

 

 

Processus et acteurs de la mondialisation.

 A. Des moyens de communication à l’échelle mondiale

 – Les moyens de transport traditionnels sont encore en plein essor, stimulés par le commerce mondial. Les navires, le chemin de fer, la route (camions) et le fret aérien assurent un trafic considérable en augmentation chaque année. Par exemple, le blé transite par voie fluviale, maritime, puis enfin ferroviaire et routière pour être acheminé des États-Unis en Russie.

– De nouveaux moyens de communication sont apparus depuis quelques décennies : les satellites (pour la transmission rapide de l’information), le téléphone et ses dérivés (fax). Ces moyens modernes permettent de transmettre massivement et très rapidement des données immatérielles (capitaux, produits financiers, images télévisées…) dans le monde.

– Immédiateté de l’information (« temps réel ») permise par le développement très rapide de l’informatique permet une circulation immédiate des données (i- commerce).

Grâce à ces divers moyens de communication, les distances entre les hommes ne sont plus un obstacle, les durées de transmission se réduisent, le monde semble donc de plus en plus petit « village planétaire ».

 

B. Les acteurs de la mondialisation

 - Les places boursières: en raison du décalage horaire, la planète financière ne s'arrête jamais de tourner; le soleil ne se couche jamais sur le monde de la finance, phénomène accentué par les technologies d'information/communication.

- Les médias, outils d'information, de globalisation, d'acculturation.

- L'archipel megalopolitain mondial (AMN), formé d'ensembles de villes dotées de les leviers de commandements économique, politique et culturel ("megalopoles", « megapoles » et "villes mondiales"). 1 homme sur 2 vit en ville. Les hommes vivent de plus en plus dans des villes de plus en plus grandes. 3 megalopoles principales : EU (« megalopolis »), Europe (de Londres à Milan), Japon. Mais d’autres sont en cours de formation : Ex, aux EU, « Sansan » (SF à San Diego via Los Angeles) ou la « main street america ».

– Les FMN (Firmes multinationales) jouent un rôle majeur car elles sont très étendues à la fois économiquement (une FMN a plusieurs activités très variées) et géographiquement (elles sont présentes dans de très nombreux pays). Elles représentent à elles seules 1/3 du commerce mondial. Les FMN sont nombreuses, riches (parfois plus qu’un petit pays) et puissantes (en particulier celles du pétrole comme Exxon-Mobil). Les entreprises multinationales déterminent leurs choix stratégiques (localisation, approvisionnements, financement, circuits de commercialisation, recrutements, débouchés, investissements...) à l'échelle mondiale, en comparant les avantages et inconvénients que leur procurent les différentes solutions nationales possibles.

– Les organisations régionales favorisent également la mondialisation. C’est notamment le cas de celles fondées sur le développement des échanges entre leurs pays membres (avec suppression des droits de douane, libre circulation des produits…). Elles deviennent des pôles puissants qui commercent avec le reste du monde, comme l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) qui regroupe les États-Unis, le Canada et le Mexique. La plus ancienne et la plus aboutie est l’Union européenne.

– Enfin, les États du monde se réunissent périodiquement pour négocier et discuter du commerce mondial. L’OMC (Organisation mondiale du commerce, qui a remplacé le GATT en 1995), rattachée à l'ONU, permet de régler les conflits commerciaux entre pays et de favoriser les échanges internationaux entre pays par la baisse négociée des droits de douane. G8 (En 1975, Valéry Giscard d'Estaing invitait les dirigeants de l'Allemagne, des Etats−Unis, du Japon, du Royaume−Uni ainsi que de l'Italie à une réunion au château de Rambouillet. Dans l'esprit du Président français, il s'agissait d'une rencontre en petit comité dont l'objectif était de pouvoir discuter de manière informelle des questions économiques internationales du moment, dominées par la crise pétrolière. Les dirigeants décidèrent de rendre l'événement annuel, en invitant, dès 1976, le Canada, pour former le G7. La Russie a joint officiellement le groupe, devenu G8, lors du Sommet de Birmingham en 1998.

C. Des flux variés

 

– La mondialisation se caractérise avant tout par la circulation croissante des marchandises. Les pays échangent des produits agricoles (blé, fruits tropicaux…), de l’énergie (pétrole, charbon…), des matières premières (fer, cuivre...), des biens manufacturés (acier, automobiles…). Outre ces biens matériels, la mondialisation voit aussi l’essor des flux immatériels.

– L’intensification de la circulation des hommes renforce également la mondialisation. De nos jours, de plus en plus d’individus voyagent dans le monde entier, que ce soit pour les loisirs (tourisme) ou pour leur travail (hommes d’affaires). Les écarts de richesse entre les pays génèrent également des flux de personnes qui émigrent, à la recherche de meilleures conditions de vie (ex.: les Mexicains vers les États-Unis) : la mondialisation s’accompagne de migrations internationales.

3.   La mondialisation renforce les inégalités.

A. La mondialisation se concentre sur quelques pôles.

Dans les pays, tous les espaces ne sont pas également concernés par la mondialisation : ce sont les centres de commandement de l’économie qui en bénéficient le plus. Parmi les principaux, on trouve :

– Les ports et aéroports qui sont des lieux privilégiés de la mondialisation. Les flux y sont intenses et à échelle internationale. De nombreuses entreprises s’implantent dans les zones industrialo-portuaires (ex. : Singapour) ou aéroportuaires (ex. : Roissy), pour être proches des marchés mondiaux.

– Les grandes villes qui constituent également des moteurs de l’économie mondiale. Les métropoles jouent un rôle important de décision, en particulier lorsqu’il s’agit de capitales (Paris, Londres, Tokyo) car elles concentrent les pouvoirs (ministères, sièges sociaux des grandes entreprises, bourse…).


B. Les centres d’impulsion de la mondialisation : Le rôle central de la Triade.

– Trois pôles (États-Unis, Japon et Union européenne) dominent l’économie mondiale et sont à l’origine de la mondialisation : ils forment la Triade.

– Le poids de la Triade dans l’économie mondiale est considérable. Elle représente 70 % du commerce mondial, 80 % des investissements internationaux. On y compte les 10 plus grandes entreprises du monde.

– La Triade domine économiquement d’autres espaces, qui dépendent étroitement d’elle. Chaque pôle de la Triade dispose d’une zone d’influence économique : le Canada et l'Amérique latine pour les États-Unis, le reste de l’Europe et les pays méditerranéens pour l’Union européenne, l’Asie-Pacifique pour le Japon.

Mais : la notion de triade n’est-elle pas dépassée, confrontée à l’avènement de la Chine, devenue en 2010 deuxième puissance économiquemondiale,  devant le Japon qui tenait ce rang depuis  1968 ?

En 2009, la Chine a supplanté l’Allemagne en tant que premier exportateur de marchandises. Les États-Unis sont restés à la troisième place.

Les États-Unis sont restés le premier importateur mondial. Mais leur part des importations mondiales est tombée de 13,1 pour cent en 2008 à 12,7 pour cent en 2009.

La part de la Chine dans les importations mondiales de marchandises est passée de 6,9 pour cent en 2008 à 7,9 pour cent en 2009, le pays devenant ainsi le deuxième importateur mondial. La Chine, l’Allemagne et les États-Unis dépassent largement les autres pays pour ce qui est de la valeur totale des importations et des exportations (Organisation mondiale du commerce, Statistiques du commerce international 2010).

Et l’Australie, en passe de devenir une vraie puissance régionale au carrefour de l’Océanie et de l’Asie, n’est-elle pas un pôle de richesse du monde d’aujourd’hui ?

C. Le reste du monde participe moins à la mondialisation.

– Le tiers monde dans son ensemble est moins impliqué dans la mondialisation en raison de son retard économique. Certains pays (Corée du Sud, Brésil, Mexique…) sont plus avancés que d’autres et bénéficient de la mondialisation. En revanche, les plus pauvres (pays d’Afrique, d’Amérique centrale…), ou bien ceux en guerre, demeurent économiquement dominés par les pays développés et sont à l'écart de l’économie mondiale. Ainsi l’Afrique qui ne représente que 1 % des exportations mondiales.

– La Russie, les autres États issus de l’ex-URSS et les PECO (Sigle désignant les Pays d’Europe Centrale et Orientale. Ce sont les pays d’Europe de l’Est qui appartenaient au bloc communiste jusqu’en 1989 (ex. : Pologne, Hongrie) connaissent de graves difficultés économiques et sociales. Depuis les années 1990, période de passage à l’économie de marché, leur situation est particulière : ils souhaitent s’intégrer à la mondialisation de l’économie, mais ils sont en retard par rapport aux pays développés.

Des résistances à la mondialisation : régionalismes, nationalismes, conflits occident-Moyen-Orient, mouvements alternatifs.

 

 

La mondialisation est un phénomène économique qui s’accélère depuis 1945. Elle concerne de façon inégale les différents pays du monde. Source d’enrichissement pour certains, elle renforce en même temps des inégalités (entre pays, régions, riches et pauvres…).


 

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