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Laurent Barcelo

Laurent Barcelo

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Les États-Unis : la population américaine.

Les États-Unis : la population américaine.

 

 

 

I)                Le pays et les hommes.

 

A)    Un grand pays avec de nombreux atouts.

 

Les Eu couvrent 9,6 millions de km² et se placent au quatrième rang mondial pour la superficie (après la Russie, le Canada et la Chine). 4 500 km séparent la côte est (façade atlantique) de la côte ouest (Pacifique). Il faut parcourir 2 500 km pour relier le nord au sud des EU.

Nota bene : si les EU couvrent une grande partie de l’Amérique du Nord, remarquez que ce n’est pas un pays septentrional : la ville de New York est située, à peu près, à la même latitude que Madrid et Naples…

 

a)     Le relief.

 

D’ouest en est, il est possible de distinguer 3 grands ensembles :

 

La chaîne des montagnes rocheuses, qui couvre 1/3 du pays, s’étend du Mexique à l’Alaska.

Les grandes plaines.

Les Appalaches (la « frontière » des 13 colonies).

 

b)     Un climat diversifié.

 

Les Rocheuses empêchent l’air océanique du Pacifique de s’étendre sur le pays, sauf dans la partie nord du littoral.

La région la plus humide des Eu se situe sur la façade atlantique.

Le sud des EU a des particularités climatiques de type tropical humide dans le sud-est. L’aridité s’accroît d’est en ouest (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, « vallée de la mort » et désert de Mojave en Californie).

 

 

B)    Une population à l’histoire originale et complexe.

 

Les États-Unis constituent, avec plus de 311 millions d'habitants, le troisième pays le plus peuplé du monde derrière la Chine et l'Inde. Les Américains sont le résultats d’une mosaïque de populations très différentes où les Anglo-Saxons sont majoritaires.

 

Chronologiquement, les premiers Américains sont les «indiens». la toponymie conserve des traces de leur civilisation : «Connecticut», «Massachusetts», «Minnesota», «Mississipi», «Nebraska», Dakota », « Ohio », Oklahoma »

 

La première colonisation fut espagnole, venue du Mexique («Floride», «Arizona», «Nouveau-Mexique», «Californie», «Los Angeles», «San Francisco», «Rio Grande», «Colorado»…)

 

XVIIe : une colonisation française au nord (Canada) et au sud (limitée) dont témoigne la toponymie («Louisiane», «Saint-Louis», «Nouvelle-Orléans») et une population (très minoritaire) de culture francophone («cadiens» ou «cajuns»).

 

La colonisation principale, anglo-saxonne, commence au XVIIe siècle. Elle se fixe dans un 1er temps sur la façade atlantique, entre les Appalaches et l’océan, en face de l’Europe. Elle est souvent le fait de dissidents religieux ou de pauvres issus des îles britanniques. Ils sont à l’origine des treize colonies Le 4 juillet 1776, à Philadelphie, les représentants des Treize colonies anglaises d'Amérique du Nord proclament unilatéralement leurindépendance. Celle-ci est obtenue en 1783 (traité de Versailles), à l’issue de la guerre d’indépendance. Au cours du XIXe siècle, ils s’emparent de ce qui constitue l’actuel territoire des EU, imposant aux indiens leur civilisation, leur religion, leur langue. Le « WASP » (« guêpe » en anglais), White Anglo-Saxon Protestant, joue un rôle fondamental dans les valeurs fondatrices des EU. 

 

La guerre de Sécession (1860-1865) met fin à l’esclavage et à la déportation, depuis le XVIIe siècle, de millions de Noirs.

 

(Cf : Kaspi, André ; La guerre de Sécession, les États désunis, Paris, Gallimard, coll. Découvertes. A voir : la série télévisée Roots (racines), La couleur pourpre de Steven Spielberg sur l’Histoire de la condition des Noirs en Amérique du Nord).

 

 

Jusque dans les années 20 et la mise en place de quotas (période de dépression économique), les EU ont admis un très grand nombre d’immigrants fuyant la misère ou les persécutions, ou attirés par le « nouveau monde », un « pays neuf » plein de promesses (Irlandais qui fuient la famine, juifs d’Allemagne et d’Europe centrale, Scandinaves, Allemands, Italiens, Polonais, Grecs). Ces migrants accostent à New York, à l’embouchure de l’Hudson, sur Ellis Island à compter de 1892, sous les yeux de la statue de la Liberté (sur liberty Island, inaugurée le 28 octobre 1886). Souvent, ils se regroupent en quartier où ils pratiquent leur langue originelle, leurs coutumes et leur religion (« little Italy » à New York).

 

(A voir : Gangs of New York de Martin Scorsese (janvier 2003): en 1846, le quartier de Five Points, faubourg pauvre de NY, est le théâtre d'une guerre des gangs entre émigrants irlandais d'un côté, les Dead Rabbits, et les Native Americans de l'autre).

 

Un autre courant migratoire d’origine asiatique est arrivé par la Californie, lié au travail dans les chemins de fer. La tendance au regroupement par quartier est marquée (« Chinatown » de San Francisco).

 

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, les immigrants les plus nombreux ont été asiatiques (Coréens, Philippins) et surtout Latino-Américains (Mexicains, Porto-Ricains et Cubains). En 2010, les Hispaniques représentent 16,3 % de la population totale des États-Unis. Ils sont devenus la première minorité ethnique devant les Afro-Américains. L’Espagnol est la deuxième langue la plus parlée aux EU ; la gastronomie hispanique se développe (Tortillas, bières mexicaines, tequila, sauce salsa). 1 habitant de Los Angeles sur 2 est Hispanique en 2011.

 

(A voir, sur la représentation du « rêve américain » par les migrants, West side story, comédie musicale en 1957 portée au grand écran en 1961, adaptation de Romeo et Juliette sur fond de rivalité entre deux gangs de rue rivaux, les Jets (d'origine polonaise) et les Sharks (immigrés d'origine portoricaine), dans le quartier de West Side à NY).

 

II/ Répartition et flux de population.

a)     310 millions d’ « Étatsuniens » : principales caractéristiques démographiques.

La population des EU représente environ 4,5 % de la population mondiale. Ils se classent au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde. Ils sont le premier pays d'immigration du monde (1 américain sur 10 est né à l’étranger). Le nombre d'immigrés clandestins (principalement originaires du Mexique) est estimé à 12 millions de personnes, soit 4 % de la population totale.

Les Américains sont répartis très inégalement sur le territoire. Ils se concentrent sur les littoraux ( façade atlantique avec la « Mégalopolis » du « BosWash » ; façade pacifique avec l’axe californien (San Francisco / Los Angeles) et le « Puget Sound » (Seattle / Portland)) et les rives des Grands Lacs (Chicago / Détroit / Milwaukee / Cleveland).

Les cinq États les plus peuplés sont la Californie (environ 40 millions d’habitants), le Texas (environ 25 millions), l’État de New York(environ 20 millions), la Floride (environ 20 millions) et l’Illinois (environ 14 millions). Les moins peuplés (moins d’1 million d’habitants) sont le Montana, le Delaware, le Dakota du Sud, l’Alaska, le Dakota du Nord, le Vermont, et surtout le Wyoming, Les dix États les plus peuplés abritent plus de la moitié de la population. Depuis les années 1950, on observe un déplacement du centre de gravité du pays depuis le Nord-Est (centre historique du peuplement et de la révolution industrielle) vers le Sud-Ouest. Les États de l’Ouest et du Sud (particulièrement Californie, Floride et Texas mais également Nevada, Arizona, Colorado et Utah) enregistrent la plus forte progression démographique.

Ces États (avec les deux Caroline, la Géorgie, l’Alabama, le Mississipi ; la Louisiane et le Nouveau-Mexique) constituent l’essentiel de la « Sun Belt », point de destination de flux migratoires internes en provenance du Nord-Est (héliotropisme) et de flux externes (en provenance du Mexique). La population hispanique est bien représentée dans ces régions et augmente plus vite que les autres groupes ethniques. C’est également une destination touristique privilégiée (surtout en ce qui concerne Miami, Nouvelle-Orléans, Los Angeles et San Francisco).

b)     La ville, un vecteur de la culture américaine.

Les ¾ des Américains sont citadins. Plus de 30 % des Américains vivent dans une métropole de plus de 5 millions d'habitants. L'urbanisation aux EU est largement marquée par la littoralisation.

Les trois principales métropoles sont New York, (aire urbaine de 26 millions d’habitants), Los Angeles (aire urbaine de 20 millions) et Chicago (aire urbaine de 13 millions).Une vingtaine de villes comptent plus de 2 millions d’habitants (NY, LA, Chicago, Washington DC, Boston, SF, Dallas, Philadelphie, Détroit, Miami, Atlanta, Houston, San Diego, Denver, Phoenix…).

Dans les divers classements (la sociologue américaine Saskia Sassen, le Groupe et réseau d’étude sur la mondialisation et les villes mondiales de l'université de Loughborough au Royaume-Uni, la revue Foreign Policy, la Mori Memorial Foundation à Tokyo)  qui hiérarchisent les « villes mondiales » (« villes-monde » ou « villes globales » : villes qui exercent des fonctions stratégiques à l'échelle planétaire, pôles de commandement dans la mondialisation), New York se classe en tête. Selon les critères (politique, culturel, économique) : LA, Chicago, Washington, SF et Boston peuvent également être considérées comme des « villes-monde ».

 

Le développement de la ville américaine s’est effectué en symbiose avec l’essor de l’automobile (ce n’est qu’en 2010 que la Chine est devenue le premier marché automobile mondial). Avec l’évolution de l’urbanisation, les banlieues et couronnes périurbaines  des agglomérations s'étendent tellement qu'elles finissent par se rejoindre pour former une agglomération unique et gigantesque : la mégalopole (ne pas confondre « mégalopole » et « mégapole » ! Une mégapole est une agglomération de plus de 10 millions d'habitants, seuil fixé par l'ONU).

 

Plusieurs « mégalopoles » peuvent être identifiées aux EU.

 

La principale et première apparue, surnommée « Mégalopolis » ou « BosWash », s’étend de Boston, fondée en 1630 par des puritains anglais, actuelle capitale du Massachussets (Technopôles de la route 128, campus de Cambridge), à la capitale fédérale Washington DC, englobant la plus grande ville des États-Unis, New York, Philadelphie (fondée par William Penn en 1682) et Baltimore. Cette Mégalopole est l’un des centres d’impulsion les plus importants (sinon le plus important) de la mondialisation. Les centres de décision qui s’y trouvent ont une influence à l’échelon planétaire: à New York, « big apple », métropole de renommée mondiale (En 1933, c’est sur l’Empire state building qu’est abattu King Kong ; Frank Sinatra chante « la ville qui ne dort jamais » ; Robert de Niro y conduit son taxi ; Woody Allen bat le pavé de Manhattan tandis que Spiderman préfère la voie des airs), se trouvent Broadway (music-hall), le siège de l’ONU et Wall street, où se trouve le New York Stock Exchange (bourse de New York). A Washington se trouve la « Maison-Blanche », résidence officielle du président et symbole du pouvoir politique des EU, le Pentagone (quartier général du département de la Défense des EU) et le siège du Fonds monétaire international (FMI)

 

 

ChiPitts (également nommée « Great lakes megalopolis ») est le nom donné à une  mégalopoleen formation dans le centre-nord des EU, entre Pittsburghet Chicago, incluant entre autres Indianapolis, Louisville, Cincinnati, Dayton, Cleveland. Chicago (Illinois) est la 3ème plus grande ville des EU et la plus grande ville de la région du Middle West. Chicago ( la « capitale du crime » d’Al Capone avant qu’il ne soit neutralisé par Eliott Ness et ses Incorruptibles, représentée par les « Bulls » en NBA, décor des aventures de « Scarface », de « Quand Harry rencontre Sally », « Maman j’ai raté l’avion », « I Robot »…) est le deuxième centre industriel des États-Unis; elle appartient à la « Manufacturing Belt ». Elle est aussi l'une des plus importantes places financières du monde (deuxième place boursière des EU et plus grande bourse du monde pour les matières premières: c'est ici, par exemple, que sont fixés les prix du blé et du soja. Motorola, US robotics corporation ; Boeing, entre autres, y ont leur siège.

Cet ensemble s’insère dans la « Grande Rue américaine » (« Main Street America »), espace transfrontalier qui s'étend des rives occidentales du lac Michigan jusqu'à l'estuaire du Saint-Laurent au Canada, et qui comprend les agglomérations de Milwaukee, Chicago, Détroit, Toronto, Cleveland, Ottawa, Montréal et Québec et totalise environ 65 millions d'habitants (2/3 des Canadiens et 16 % des Américains).

Une autre mégalopole est en formation, cette fois sur la façade Pacifique, en Californie, « SanSan », entre « Frisco » (Silicon Valley, Stanford et Berkeley) et San Diego via Los Angeles.

 LB

 

 

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